Communiqué du CCLJ

La loi sur l’Etat-nation du peuple juif ignore les valeurs du sionisme

Dimanche 22 juillet 2018 par Le Conseil d'administration du Centre communautaire laïc juif David Susskind

La Knesset vient d’adopter une loi constitutionnelle sur l’Etat-nation du peuple juif. Son article 6 traite des relations entre l’Etat d’Israël et la Diaspora. Il énonce que l’Etat « agira au sein de la Diaspora pour renforcer les liens » entre elle et l’Etat d’Israël. Celui-ci « agira pour préserver l’héritage culturel, historique et religieux du peuple juif au sein de la Diaspora ». Principal centre culturel juif de Belgique, le Centre Communautaire Laïc Juif David Susskind (CCLJ) ne peut que se réjouir de ces intentions. Il observe que ces liens formels établis par la loi israélienne confèrent à la Diaspora toute légitimité pour s’exprimer à son sujet.

 

Dès ses origines et durant toute son histoire, le mouvement sioniste s’est fondé sur des valeurs libérales, démocratiques et pluralistes. Le manifeste L’Etat des Juifs de Theodor Herzl l’affirme d’emblée. Il s’agit de créer pour les Juifs un Etat refuge débarrassé de la plaie antisémite. Il n’écrit nulle part que cet Etat se verrait réservé aux seuls Juifs.

La Déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël, proclamée par David Ben Gourion le 14 mai 1948, réaffirme ces principes. Elle promet d’apporter « à tous les habitants du pays les bienfaits du progrès » et ajoute « l’Etat d’Israël (…) veillera au développement du pays pour le bénéfice de tous ses habitants (…) il assurera la plus complète égalité sociale et politique à tous ses habitants sans distinction de religion, de race ou de sexe ; il garantira la liberté de culte, de conscience, de langue et de culture.» 

La Déclaration demande « aux habitants arabes d’Israël de préserver la paix et de prendre leur part dans l’édification de l’Etat sur la base d’une égalité complète de droits et devoirs et d’une juste représentation dans tous les organismes provisoires et permanents de l’Etat. » Aujourd’hui les citoyens arabes d’Israël contribuent à la vie nationale dans les domaines de l’entreprise, de l’université, de l’enseignement, de la culture, de la politique, de la fonction publique. Il n’existe aucune raison de les traiter autrement que les citoyens juifs.

La loi sur l’Etat-nation renie la vision des Pères fondateurs d’Israël

La loi sur l’Etat-nation se montre clairement discriminatoire envers la minorité arabe. La langue arabe, jusqu’ici langue officielle à égalité avec l’hébreu, se voit rétrogradée au rang de langue subalterne régie par une loi d’application séparée (article 4). Quant à l’article 7 relatif à l’occupation du sol, il privilégie celle-ci à l’avantage exclusif de la majorité juive. Il ignore purement et simplement la minorité arabe. La loi sur l’Etat-nation traite les Arabes israéliens en citoyens de seconde zone. Elle renie la vision des Pères fondateurs d’Israël

Cette loi compliquera encore davantage une issue au conflit qui oppose Israël aux Palestiniens, avec son article 3 (La capitale de l’Etat) qui consacre l’unification complète de Jérusalem, Jérusalem Est arabe incluse. Quant à l’article sur l’occupation du sol il pourrait, le cas échéant, servir à consolider l’annexion rampante de la Cisjordanie.

Alors que la loi sur l’Etat-nation ambitionne de resserrer les liens entre la Diaspora et Israël, elle aura entrainé pour effets immédiats dissensions, gênes et protestations parmi les organisations représentatives de la Diaspora (Comité de Coordination des Organisations juives de Belgique, American Jewish Committee, Union for Reform Judaism / USA,… ). La vice présidente du Board of Deputies of British Jews a tweeté : « Tous les peuples méritent le respect. Il faut considérer les Arabes d’Israël ainsi que les autres minorités comme une part précieuse de la société. L’histoire juive enseigne que les sociétés se renforcent quand les minorités se voient soutenues et qu’elles dépérissent lorsqu’on leur manque d’égards. »

Le CCLJ constate que cette loi constitutionnelle n'émane pas d'un large consensus au Parlement et dans la société israéliens. Elle devrait être revue en ses points litigieux. Parce qu'Israël est une démocratie, ce qu'une majorité à la Knesset a voté, une autre majorité peut le défaire.


 
 

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http://www.respectzone.org/fr/
  • Par chalom - 22/07/2018 - 16:45

    Vous semblez ignorer ou préférez passer sous silence l'hostilité proclamée et affichée d'une partie de la population arabe d'Israel (en particulier des représentants arabes a la Knesset) qui se définit non comme israélienne, mais comme "palestinienne" et qui lutte ouvertement contre le caractère sioniste de l'Etat des Juifs.(je vous invite a lire a ce propos l'opinion de Maha Ighania dans le HAARETZ du 8 juillet dernier)

    La question du statut des Arabes en Israël se pose à cause de leur opposition constante et permanente à la création d’un État Juif en Eretz Israël et de leur combat incessant contre cet État, dès le début du XXème siècle.
    Leur combat a échoué ; ils ont été défaits et ils continuent pourtant à s’opposer au sionisme qui est le cœur même de l’État d’Israël et à tous les symboles nationaux d’Israël.
    Idéalement, il y aurait dû avoir échange et partage total de populations dès 1948. Comme cela a été le cas dans de nombreux pays après la WW II (millions d’allemands expulsés de plusieurs pays d’Europe centrale, Inde-Pakistan, etc.)
    Les Juifs des pays arabes ont bien été exclus et spoliés d’une façon ou d’une autre des pays arabes entre 1948 et 1962. Mais Israël a laisse une large communauté arabe - pour la plupart hostile au projet sioniste - sur son territoire.

    Donc depuis cette date, Israël a en son sein une minorité importante (20% de la population) qui ne participe pas au consensus national, qui refuse de s’assimiler et de s’intégrer corps et âme à la société nationale. Qui voit dans la création même de l’État une catastrophe (nakba) qu’elle continue à célébrer comme telle. Qui refuse de s’intégrer à la nation, telle qu’elle se définit, qui se veut « palestinienne » et non « israélienne ».
    Un État ne peut pas et ne doit pas accepter une situation dans laquelle une partie organisée de sa population (et sa représentation à la Knesset) refuse le modèle politique-national, le système de valeurs, la conception du monde, l’idéologie nationale qui définissent et établissent la légitimité de cet État.
    A propos des « droits de l’homme et du citoyen », les Juifs feraient bien de se rappeler l’implacable logique de Clermont-Tonnerre, dans son discours clé sur « l’assimilation à la française », devant l’Assemblée Constituante en décembre 1789 :

    Il faut TOUT refuser aux juifs comme nation et tout accorder aux juifs comme individus….il faut qu’ils ne fassent plus dans l’État ni corps politique ni ordre ; il faut qu’ils soient individuellement citoyens. Mais, me dira-t-on, ils ne veulent pas l’être. Eh bien s’ils ne veulent pas l’être qu’ils le disent ET ALORS QU’ON LES BANNISSE. Il répugne qu’il y ait dans l’État une société de non citoyens et une nation dans la nation. Mais ils ne le disent pas ».



  • Par Myriam Vidick Atlan - 22/07/2018 - 17:11

    "Aurons-nous donc à la fin une théocratie ? Non! Si la foi nous maintient unis, la science nous rend libres. Par conséquent, nous ne laisserons point prendre racine aux velléités théocratiques de nos ecclésiastiques. Nous saurons les maintenir dans leurs temples, de même que nous maintiendrons dans leurs casernes nos soldats professionnels. L’armée et le clergé doivent être aussi hautement honorés que leurs belles fonctions l’exigent et le méritent. Dans l’Etat qui les distingue, ils n’ont rien à dire, car autrement ils provoqueraient des difficultés extérieures et intérieures." Theodor Herzl de mémoire bénie!

  • Par Francoise Rohr - 22/07/2018 - 18:02

    J'apprécie vivement la teneur du communique du CCLJ: l'extrait de la Déclaration d'Indépendance qu'il reprend donne les bases de la paix au Moyen-Orient et pour le reste du monde. Sa portée est universelle et sa nature profondément démocratique. Une vision qui fait cruellement défaut aujourd'hui et qu'il convient de réactualiser de toute urgence. A mettre en pratique.

  • Par Léopold Wajdenbaum - 22/07/2018 - 18:49

    Vous continuez à verser de l’eau au moulin de nos ennemis, comme vous l’avez trop souvent fait … mais ne voulant pas y être associé, d’aucune manière, je vous demande de me retirer de votre liste d’envoi de courriers. Merci.

  • Par Anne R - 22/07/2018 - 18:50

    Israël dit vouloir renforcer les liens avec les juifs de la diaspora
    Mais ces lois nationalistes et discriminatoires ne contribuent-elles pas à nous mettre en danger d’une part et à affaiblir sa position sur la scène internationale d’autre part

  • Par Candide - 22/07/2018 - 19:05

    On touche là à la bêtise de ceux qui ne se remettent jamais en question et Bibi est de ceux la. Mais ce n'est pas seulement de la bêtise guidée par une idéologie mortifère s'appuyant sur des fausses idées de l'extrême droite religieuse c'est surtout une erreur, une faute car connaître l'arabe et le manier correctement est un considérable avantage au Moyen Orient dont Israël fait partie ad vitam aeternam!!
    Pitié pour les idiots mais pas lorsqu'ils mettent en grand danger le pays et le peuple dont ils trahissent les bases fondamentales.
    À quand un véritable BDS du gouvernement Bibi de la part des organisations juives de la diaspora ?

  • Par Mimon Cohen - 22/07/2018 - 19:35

    Cette nouvelle loi, adoptee par la Knesset, ne va pas vers le chemin de la Paix, l Union, et l harmonie , entre Juifs et Arabes israeliens. Une nouvelle erreur , de plus, ce ce gouvernement '''hostile '', de Nethaniau.

  • Par Martine van Coe... - 22/07/2018 - 21:02

    Plus que jamais, je sais pourquoi je ne vais plus en Israël.
    Les cousins de mes parents ont participé à la création de l’Etat et jamais ils n’auraient admis pareille infamie.
    Quand il s’agissait de l’Afrique du Sud, on parlait d’apartheid.

  • Par Weinberger - 22/07/2018 - 23:14

    Si une telle loi peut-être votée par le parlement, Knesset, est-ce encore une démocratie ??? Il me semble me souvenir que de telles lois ont été votées tout à fait légalement par le parlement allemand dans les années trente. Un juif consterné et terrifié.

  • Par André SLEZINGHER - 23/07/2018 - 10:06

    Je suis outré par la nouvelle loi constitutionnelle d'Israël et ne me reconnais plus du tout dans les valeurs défendues par les partis au pouvoir de ce pays.
    Personnellement la politique concernant les territoires occupés en dépit de la résolution 242 de l'ONU ne m'a jamais parue être celle d'un pays démocratique. J'ai honte de mes origines.

  • Par Amos Zot - 23/07/2018 - 12:54

    Vous trouverez ci-dessous votre communiqué avec mes commentaires entre parenthèse.
    La Knesset vient d’adopter une loi constitutionnelle sur l’Etat-nation du peuple juif. Son article 6 traite des relations entre l’Etat d’Israël et la Diaspora. Il énonce que l’Etat « agira au sein de la Diaspora pour renforcer les liens » entre elle et l’Etat d’Israël. Celui-ci « agira pour préserver l’héritage culturel, historique et religieux du peuple juif au sein de la Diaspora. » Principal centre culturel juif de Belgique, le Centre Communautaire Laïc Juif David Susskind (CCLJ) ne peut que se réjouir de ces intentions. Il observe que ces liens formels établis par la loi israélienne confèrent à la Diaspora toute légitimité pour s’exprimer à son sujet. ( cette légitimité existait déjà par le passé)
    Dès ses origines et durant toute son histoire ( en ce compris sous le gouvernement actuel) , le mouvement sioniste s’est fondé sur des valeurs libérales, démocratiques et pluralistes. Le manifeste L’Etat des Juifs de Theodor Herzl l’affirme d’emblée. Il s’agit de créer pour les Juifs un Etat refuge débarrassé de la plaie antisémite. Il n’écrit nulle part ( ni même dans la loi concernée ) que cet Etat se verrait réservé aux seuls Juifs.
    La Déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël, proclamée par David Ben Gourion le 14 mai 1948, réaffirme ces principes. Elle promet d’apporter « à tous les habitants du pays les bienfaits du progrès » et ajoute « l’Etat d’Israël (…) veillera au développement du pays pour le bénéfice de tous ses habitants (…) il assurera la plus complète égalité sociale et politique à tous ses habitants sans distinction de religion, de race ou de sexe ; il garantira la liberté de culte, de conscience, de langue et de culture.» ( cette loi ne contredit en rien ce qui précède)
    La Déclaration demande « aux habitants arabes d’Israël de préserver la paix ( le programme de la liste unifiée arabe ne répond malheureusement pas à cette demande ) et de prendre leur part dans l’édification de l’Etat sur la base d’une égalité complète de droits et devoirs et d’une juste représentation ( voir le pourcentage des musulmans qui font leur service militaire) dans tous les organismes provisoires et permanents de l’Etat. » Aujourd’hui les citoyens arabes d’Israël contribuent à la vie nationale dans les domaines de l’entreprise, de l’université, de l’enseignement, de la culture, de la politique, de la fonction publique. Il n’existe aucune raison de les traiter autrement que les citoyens juifs. ( effectivement : toute personne juive ou non faisant preuve d’antisémitisme devrait être condamnée sévèrement et expulsée en cas de double nationalité)
    La loi sur l’Etat-nation renie la vision ( c’est vague et faux à la fois) des Pères fondateurs d’Israël
    La loi sur l’Etat-nation se montre clairement discriminatoire (sur base de cette loi, un arabe aura plus de possibilité de s’exprimer en arabe en Israël qu’un francophone en Flandres ou un néerlandophone en Wallonie ; pourquoi en Belgique, la langue allemande est reconnue comme langue nationale et pas l’arabe, l’italien, le turc ,le wallon, … ? ) envers la minorité arabe ( vous êtes pris en flagrant délit de double standard ). La langue arabe, jusqu’ici langue officielle à égalité avec l’hébreu, se voit rétrogradée au rang de langue subalterne régie par une loi d’application séparée (article 4). (effectivement mais à l’époque , quand on parlait des Palestiniens , on faisait allusion aux Juifs et le jeune état, sachant qu’il aurait à se défendre contre les armées de plusieurs pays dans les minutes qui suivraient la déclaration d’indépendance, avait à s’inquiéter de sa survie et non de défi linguistique). Quant à l’article 7 relatif à l’occupation du sol, il privilégie celle-ci à l’avantage exclusif de la majorité juive (phrase incompréhensible pour le commun des mortels ) . Il ignore purement et simplement la minorité arabe. La loi sur l’Etat-nation traite les Arabes israéliens en citoyens de seconde zone ( c’est faux ; cfr ma remarque précédente sur l’emploi des langues en Belgique). Elle renie la vision des Pères fondateurs d’Israël ( c’est faux et vague à la fois)
    Cette loi compliquera encore davantage une issue au conflit ( Abbas refuse le projet de paix concocté par les Américains, Saoudiens, Egyptiens , Jordaniens ,… avant de l’avoir lu ; le Hamas est reconnu comme organisation terroriste même par les bizounours et tout ce que vous trouvez à dire , après 70 ans de refus par la partie adverse des propositions de paix des gouvernements israéliens de gauche et de droite, est que cette loi va compliquer le règlement du conflit ) qui oppose Israël aux Palestiniens, avec son article 3 (La capitale de l’Etat) qui consacre l’unification complète de Jérusalem, Jérusalem Est arabe incluse. Quant à l’article sur l’occupation du sol il pourrait, le cas échéant, servir à consolider l’annexion rampante de la Cisjordanie.( vous proposez quoi ? d’attendre encore 70 ans sous les bombes et les incendies en espérant que le Hamas et l’Autorité palestinienne finissent par s’entendre entre eux ; étape nécessaire mais pas suffisante pour un accord de paix)
    Alors que la loi sur l’Etat-nation ambitionne de resserrer les liens entre la Diaspora et Israël, elle aura entrainé pour effets immédiats dissensions, gênes et protestations parmi les organisations représentatives de la Diaspora (Comité de Coordination des Organisations juives de Belgique, American Jewish Committee, Union for Reform Judaism / USA,… ). La vice présidente du Board of Deputies of British Jews a tweeté : « Tous les peuples méritent le respect. Il faut considérer les Arabes d’Israël ainsi que les autres minorités comme une part précieuse de la société. L’histoire juive enseigne que les sociétés se renforcent quand les minorités se voient soutenues et qu’elles dépérissent lorsqu’on leur manque d’égards. »
    ( il est très difficile même pour un universitaire intelligent de lutter contre le rouleau compresseur de la désinformation ; l’épidémie du syndrome de Stockholm se propage très vite ; ceux qui sont incapables de négocier l’achat d’un vase à 10€ au vieux marché à Bruxelles, savent par contre ,mieux que le gouvernement israélien, les mesures à prendre pour essayer e régler ce conflit)
    Le CCLJ constate que cette loi constitutionnelle n'émane pas d'un large consensus au Parlement et dans la société israéliens.( il y a le régime démocratique mais pour Israël, il y a le double standard à savoir l’exigence du régime démocratique à large consensus ; le fait que suivre l’avis de la minorité serait d’un consensus encore moins large ne vous effleure pas) Elle devrait être revue en ses points litigieux. Parce qu'Israël est une démocratie, ce qu'une majorité à la Knesset a voté, une autre majorité peut le défaire.( merci pour cette lapalissade) .

    (En résumé, les Israéliens qui risquent leur vie et celles de leurs enfants sont les seuls à pouvoir prendre les décisions sur leur avenir ; tous les autres doivent respecter le jeu démocratique en ce compris les Juifs de la diaspora ; il ne faut pas jouer à la roulette russe avec la tête des autres, ni faire tapis au poker avec le pognon des autres.

    Il faut respecter la loi de la démocratie même en Israël et même si cela ne vous plaît pas
    Vous êtes des amis d’Israël mais vos conseils nuisent à Israël et indirectement aux Juifs de diaspora. Vous feriez mieux de vous abstenir de critiquer Israël et plutôt vous concentrer sur les nombreux journalistes et politiciens belges qui ,très souvent par incompétence, ignorance et/ou antisémitisme, attaquent Israël ).

  • Par Haim S. - 23/07/2018 - 19:34

    Je ne partage pas votre avis.
    La diaspora n à pas à pouvoir donner son avis concernant ce qui se passe en Israël
    La diaspora doit apporter in soutien inconditionnel à l état juif et certainement pas le critiquer publiquement
    J ai dit
    Haim

  • Par GRAU, DANIEL - 23/07/2018 - 23:39

    Madame, Monsieur,

    Je ne puis partager votre point de vue qui consiste à écrire que :

    "ces liens formels établis par la loi israélienne confèrent à la Diaspora toute légitimité pour s’exprimer à son sujet".

    Je pense, en ce qui me concerne, qu'il appartient à la diaspora d'apporter tout son soutien à l'état d'Israël même si, parfois, elle ne partage pas les points de vue des décideurs israéliens. Il ne faut pas oublier que ce sont les citoyens israéliens et eux seuls qui élisent leurs dirigeants leur donnant ainsi la légitimité.

    Si un membre de la communauté juive ou une institution communautaire ne partage pas les opinions des responsables politiques dirigeants en Israël, il ou elle devrait au moins ne pas étaler ces divergences sur la place publique ce que malheureusement fait, trop souvent à mon estime le Centre Communautaire Laïc Juif.

    Israël a suffisamment d'ennemis de par le monde, il n'est pas utile de jeter de l'huile sur le feu.

    Cordialement,

    Bonnes vacances à toutes et à tous,

    Daniel Grau

  • Par SZOMBAT williams - 24/07/2018 - 0:34

    Qu'il s'agisse d'un retour. Du retour du peuple juif en terre promise.
    Dès lors , on ne peut oublier ou négliger ceux qui ne sont jamais partis , même si leur religion était différente . Selon le droit de la démocratie athénienne (de l'antiquité), les habitants du lieu devait entretenir et même tirer profit du bien de ceux qui étaient absents et dédommagés la famille de ces mêmes absents. (notion plus ou moins reprise dans le cas des immeubles abandonnés)
    De droit , de légitimité historique, Israel est .
    Ce qui est plus inquiétant est ce droit de regard que s'arroge la diaspora et qu'il faudrait moduler plus du côté culturel ou religieux que politique, du moins tant que les interpellants ne vivent pas en Israel.

  • Par Charles - 29/07/2018 - 17:18

    Les valeurs des pères creatures de ce pays autrefois ‘exemplaire’ sont détruits par des politiciens extrémistes et fanatisés qui sont en train de l’isoler, de le ternir aux yeux du monde et de diviser la diaspora.

    A noter que les réactions (et heureusement !) ne viennent pas que des juifs laïc et de gauche, mais aussi de dirigeants des communautés (juives) différentes à travers le monde ainsi que de certains rabbins.

  • Par Maheu kanoui - 5/08/2018 - 6:00

    Cette loi va à l'encontre du contenu essentiel de la déclaration des droits de l'homme un citoyen d'où qu'il soit ne peut cautionner un texte d'apparteid semblable
    Ce texte à oublié les écrits fondateurs de l'état d'Israël

  • Par Nadjar Lison - 6/08/2018 - 18:51

    Je trouve la loi État nation juste et equitable