Le carnet de route

Petits calculs et grands sentiments

Mardi 3 décembre 2019 par Elie Barnavi, Ancien ambassadeur d'Israël
Publié dans Regards n°1055

Il arrive que les impératifs éditoriaux ne coïncident pas avec le temps politique. A l’heure où j’écris ces lignes, il reste à Benny Gantz douze heures pour tenter de former un gouvernement. Mais je ne prends pas de gros risques en avançant que ses chances sont à peu près aussi bonnes que celles du PTB de prendre la tête de l’exécutif flamand. Commencera alors une période de 21 jours pendant laquelle la Knesset devrait dégager en son sein une majorité de soixante députés plus un. Autre exercice en futilité. Donc, une troisième élection en perspective, sans doute au printemps ou au début de l’été.

C’est, bien sûr, une perspective catastrophique, mais moins qu’un gouvernement d’union nationale de rotation dont Netanyahou prendrait la tête en premier. On se contente de peu ces temps-ci. L’autre option, un gouvernement minoritaire de centre gauche avec la Liste unie arabe en soutien extérieur, est condamnée par le refus d’Avigdor Liberman de l’endosser. Sur ce plan, le chef d’Israel Beteinou ne vaut pas mieux que Netanyahou, dont la campagne d’incitation contre ces « traîtres » de citoyens arabes a plongé ces derniers jours dans des abîmes de bassesse où même lui semblait incapable de sombrer. Spectacle répugnant que cet homme aux abois qui ne recule devant rien pour s’accrocher au pouvoir, et de la bande de lèche-bottes à son service. Il sera intéressant de voir ce qui va se passer la semaine prochaine, lorsque le procureur général Avishai Mandelblit annoncera enfin sa décision de le mettre en examen. Intéressant, mais peu ragoûtant.

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A l’heure où j’écris ces lignes, aussi, Israël vit les derniers soubresauts du dernier coup anti-terroriste de Tsahal dans la bande de Gaza : l’assassinat ciblé de Baha Abou al-Ata, le commandant du Djihad islamique dans le nord du territoire. Certes, l’homme, un électron libre qui n’obéissait qu’à lui-même, était une vraie nuisance et son élimination était programmée de longue date. Il n’empêche, des centaines de roquettes ont plu dru sur le pays, des millions de personnes ont dû rester chez elles, un million d’enfants n’ont pas pu se rendre à l’école, bref, pendant plusieurs jours Israël tout entier, ou peu s’en faut, s’est trouvé paralysé. Et la nasse juridique et politique dans laquelle se débat le Premier ministre étant ce qu’elle est, on ne peut se défaire du sentiment pénible qu’elle colore tout ce qu’il entreprend.

Pour qui a des yeux pour voir, il est évident que la situation à Gaza n’a pas de solution militaire. L’establishment sécuritaire aspire à parvenir avec le Hamas à une trêve de longue durée, et il semble bien que la centrale islamiste ne demande pas mieux. D’ailleurs, dans ce dernier round, et pour la première fois, l’armée a épargné le Hamas et concentré son feu sur le seul Djihad. Mais précisément, que vaudrait une trêve avec un Hamas qui n’a plus le monopole de la force militaire ? Aussi bien, la solution à Gaza passe par Ramallah, autrement dit, ne saurait être que globale et politique. Mais cela suppose une vraie négociation, un plan de paix, des compromis… Autant espérer la lune.

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Justement, on vient d’apprendre par la voix du secrétaire d’Etat Pompeo que l’administration américaine ne considère plus les implantations juives comme une entreprise illégale. Après avoir coupé les vivres à l’UNRWA, l’agence de l’ONU d’aide aux réfugiés palestiniens ; après avoir fermé les bureaux de l’OLP à Washington et le consulat américain auprès des Palestiniens à Jérusalem ; après avoir reconnu Jérusalem comme la capitale de l’Etat juif et le plateau du Golan comme relevant de la souveraineté israélienne, il ne restait plus qu’à offrir ce dernier cadeau à Netanyahou. Que ce cadeau contrevienne aussi bien au droit international qu’à un demi-siècle de diplomatie américaine, voilà qui ne saurait gêner le locataire de la Maison-Blanche.

Comme les gestes précédents, la portée réelle de celui-ci est nulle. La situation sur le terrain n’en sera point affectée, pas plus que le changement de la position américaine ne va modifier la loi internationale ni infléchir la position du reste du monde, y compris celle des alliés des Etats-Unis. D’ailleurs, Pompeo lui-même a assuré que cette décision ne devrait pas influer sur les négociations entre les parties, lesquelles détermineront d’un commun accord le sort de ces implantations. Pourquoi l’avoir prise alors ? Eh bien, pour « avancer la cause de la paix ». Il fallait y penser.

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Il est intéressant de noter que la déclaration américaine est intervenue dans la foulée d’un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne stipulant que les Etats de l’UE doivent imposer aux produits israéliens des Territoires occupés la mention de leur origine sur leur emballage. Dans l’esprit des juges du Luxembourg, il s’agit d’informer les consommateurs de l’Union de la provenance de ces produits afin qu’ils puissent décider de leurs choix en connaissance de cause. C’est la fameuse « différenciation » entre le territoire souverain de l’Etat d’Israël, reconnu par la communauté internationale, et les territoires conquis lors de la guerre des Six-Jours, considérés eux, comme étant sous occupation militaire et soumis à ce titre aux règles du droit humanitaire international. Comme on pouvait s’y attendre, le gouvernement israélien a hurlé à la discrimination, et l’on a entendu des juristes évoquer l’étoile jaune de sinistre mémoire. Etoile jaune ? Pogrom, oui !

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Un boycott qui n’a rien à voir. Des militantes féministes ont fait annuler la diffusion du film J’accuse, de Roman Polanski, au Théâtre national de Bretagne (TNB) à Rennes. J’ai vu le film en avant-première à Tel-Aviv. C’est un excellent film. La restitution historique est remarquable, le jeu des acteurs saisissant -formidable Jean Dujardin dans le rôle du colonel Picquart, le héros du film-, la mise en scène superbe. Mais bien sûr, les militantes en question n’ont rien à faire de la qualité de l’œuvre. Elles en veulent à son auteur, accusé d’un viol perpétré selon sa victime, Valentine Monnier, voici quarante-deux ans. Elles ont exigé du directeur du TNB qu’il « déprogramme le film, pour de bon », ce que ce dernier a refusé dans un communiqué plutôt confus, en essayant tant bien que mal de sauver tant le film que sa propre réputation de bien-pensant. En attendant, ces dames ont envahi le théâtre, déclenché l’alarme et provoqué l’évacuation de quelque 1.200 spectateurs, ceux de J’accuse comme tous les autres.

Cela tourne à l’épidémie. Au nom d’impératifs moraux, on tente d’empêcher par la force l’expression libre d’opinions qui semblent les contredire. A la Sorbonne, on tente d’interdire la représentation d’une pièce d’Eschyle sous prétexte que les acteurs étaient munis de masques noirs, ce qui, paraît-il, évoquait le black face d’immonde réputation. Au cri de « Hollande assassin ! », des étudiants de l’Université de Lille empêchent l’ancien Président de la République de prendre la parole, et, tenez-vous bien, déchirent le livre qu’il est venu présenter. A l’Université de Bordeaux, la philosophe Sylviane Agacinski est interdite de conférence par plusieurs associations étudiantes qui lui reprochent ses prises de position contre la GPA.

Pour en revenir à Polanski, j’ignore évidemment tout de ce qui s’est passé entre le réalisateur et son accusatrice dans cette nuit lointaine de 1975. Je constate simplement que nous vivons à une époque où l’on refuse de dissocier l’homme de son œuvre, et l’on efface volontiers celle-ci à cause des turpitudes, réelles ou supposées, de celui-là. Se rend-on compte qu’à ce jeu-là on risque de jeter aux orties l’essentiel de la production intellectuelle et artistique de l’Occident ?


 

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http://www.respectzone.org/fr/
  • Par Giacomo Douenias - 4/12/2019 - 9:21

    « …..Netanyahou, dont la campagne d’incitation contre ces « traîtres » de citoyens arabes a plongé ces derniers jours dans des abîmes de bassesse où même lui semblait incapable de sombrer. Spectacle répugnant que cet homme aux abois qui ne recule devant rien pour s’accrocher au pouvoir, et de la bande de lèche-bottes à son service. »

    Une fois de plus, Barnavi profite de REGARDS, dont les colonnes lui sont largement ouvertes, pour déverser son fiel contre l’homme qui, avec juste raison, l’a renvoyé de la carrière diplomatique !

    Quand REGARDS censurera-t-il enfin les propos abjects tenus par cet homme contre, qu’on le veuille ou non, le Premier Ministre en Exercice de l’Etat d’Israël ?

  • Par André Versaille - 4/12/2019 - 11:06

    Excellente chronique d'Elie Barnavi, une fois de plus.
    Pourquoi ses chroniques ne sont-elles pas plus nombreuses ? Hebdomadaires, par exemple.
    Il n'y a pas tant d'esprits aussi lucides que lui.

  • Par liliane Schrauwen - 4/12/2019 - 11:25

    http://www.lilianeschrauwen.be/blog/l-affaire.html

  • Par maurice e. - 5/12/2019 - 0:34

    A l'attention de Giacomo Douenias,

    Elie Barnavi a démissionné de son poste d'ambassadeur d'Israel à Paris en 2002, alors que le premier ministre en exercice était Ariel Sharon (nommé premier ministre en 2001). Bibi Netanyahou n'a été nommé premier ministre qu'en 2009!

    Votre idolâtrie pour "Bibi roi d'Israel" ne vous dispense pas de vérifier vos allégations.

  • Par Pierre L - 5/12/2019 - 10:36

    Maurice a entièrement raison. Je ne voue aucun culte à Elie Barnavi qui n'est en rien mon idole mais je lis avec intérêt la chronique qu'il tient dans Regards. C'est lucide, percutant et bien écrit. A des années lumière de la médiocrité, la grossièreté et de la vulgarité de ceux qui ne cessent de s'attaquer à lui sur ce forum.
    Pierre L.

  • Par Giacomo Douenias - 5/12/2019 - 12:34

    A l'attention de maurice e.

    A l’époque de son éviction du poste d'Ambassadeur, Bibi était son patron direct en tant que Ministre des Affaires Étrangères. C'est bien lui qui l'a renvoyé avec l'accord, bien entendu, de Sharon et, depuis, Barnavi n'a de cesse de vouloir se venger.

    Votre théorie selon laquelle il aurait démissionné est une première! Je serais curieux d'en connaitre les raisons. Même le service Editorial de REGARDS avait affirmé récemment, pour expliquer la durée écourtée du mandat de Barnavi, qu'il devait s'agir de la norme à l’époque! (2 ans de mandat)

    J'attends donc votre réponse quant aux raisons de la "démission" de Barnavi.

    Pour votre gouverne, je ne vénère aucune idole. Mais j'estime que le Premier Ministre en exercice de l'Etat d'Israel a droit à un minimum de respect et ne doit pas faire l'objet du langage ordurier qu'utilise Barnavi à son égard. Même ses adversaires politiques les plus virulents ne font pas preuve d'une telle bassesse! Car ils sont conscients, eux, des progrès accomplis par Israël sous sa direction, tant dans les domaines économiques, politiques que sécuritaires.

    Ce dont une poignée d’irréductibles, dont fait partie Barnavi, semble oublier.

  • Par Giacomo Douenias - 5/12/2019 - 12:53

    a l'attention de Pierre L.En effet, je ne cesse de m'attaquer à Barnavi sur ce forum.Je trouve aberrant que cette personne utilise ce même forum pour assouvir sa basse vengeance.La grossièreté et la vulgarité que, je le reconnais, j'utilise à l’égard de Barnavi est à l'image des mots que lui-même utilise à l’égard de Bibi, personnage bien plus important que lui.

  • Par Samuel - 5/12/2019 - 13:07

    Bonjour Maurice

    renseignements pris Mr Barnavi n a pas démissionné de son poste d'ambassadeur d'Israël à Paris mais a été relevé de ses fonctions pour des raisons qui ne sont pas claires

    Il serait peut être utile que l'intéressé explique lui même le pourquoi de ce mandat si court et anormalement inhabituel pour un diplomate ayant rang d'ambassadeur

    Samuel

  • Par nicolas - 5/12/2019 - 15:45

    Monsieur Douenias,
    Vous semblez accorder énormément d’importance à une personnalité qui, à vos yeux, n’en a pas !
    Je constate non sans plaisir que la mission d’ambassadeur que le gouvernement d’Ehoud Barak a confié en novembre 2000 à Elie Barnavi mobilise votre attention et votre énergie. Pire, il vous obsède et vous rend même très agressif.
    Pour en venir à votre question que vous nous adressez sur un ton inquisitoire, je serai tenté de ne pas vous répondre, notamment en raison de votre grossièreté (que vous reconnaissez par ailleurs) envers un homme que j'estime.
    Si vous prenez la peine de jeter un coup d’œil sur la liste des ambassadeurs d’Israël dans les grandes capitales (Washington, Londres, Paris), vous constaterez que la durée des mandats est variable. Pour les diplomates de carrière, quatre ans est la norme même s’il arrive que certains quittent après deux ou trois ans. Quant aux nominations politiques, c’est toujours variable, notamment en raison des changements de gouvernement.
    Quant à Elie Barnavi, il n’a jamais dissimulé les raisons de son départ de la Rue Rabelais. Dans un entretien qu’il nous accordé en décembre 2002 (Regards n°534), il nous explique qu’il avait décidé de mettre un terme à cette mission bien avant que Shimon Peres, ministre des Affaires étrangères) décide de ne pas renouveler son mandat pour des raisons politiciennes. « Bien qu'un ambassadeur ne soit pas le perroquet du gouvernement, il ne peut y avoir d'écart insupportable entre les deux », soulignait Elie Barnavi dans les colonnes de Regards.
    Clair et limpide.
    Nicolas Zomersztajn, rédacteur en chef de Regards
    PS : Je suis fier qu"Elie Barnavi tienne une rubrique dans Regards

  • Par Giacomo Douenias - 5/12/2019 - 18:37


    Monnsieur le Rédacteur en Chef Zomersztain,

    Malgré le ton condescendant de votre réponse j’y réponds dans le souci de rétablir la vérité historique.

    Vous écrivez : ‘’Quant à Elie Barnavi, il n’a jamais dissimulé les raisons de son départ de la Rue Rabelais. Dans un entretien qu’il nous accordé en décembre 2002 (Regards n°534), il nous explique qu’il avait décidé de mettre un terme à cette mission bien avant que Shimon Peres, ministre des Affaires étrangères) décide de ne pas renouveler son mandat pour des raisons politiciennes.’’

    Qui pourrait croire que Feu Shimon Peres ait pu envisager de mettre un terme au mandat de Barnavi ? Ils étaient du même bord et partageaient les mêmes vues en politiques ! C’est certainement Shimon Peres qui l’avait nommé au poste d’Ambassadeur.

    La vérité est qu’au moment où il vous accordait l’interview dont vous parlez (dec.2002), le parti travailliste avait quitté la coalition au pouvoir et Peres n’était plus Ministre des Affaires Etrangères ! A sa place était nommé. …. Netanyahu.

    Mes sources ?. Wikipedia: “In 2002, after the Israeli Labor Party left the coalition and vacated the position of foreign minister, Prime Minister Ariel Sharon appointed Netanyahu as Foreign Minister.”

    Je confirme donc que c’est bien Netanyahu qui a licencié Barnavi pour, entre autres, les raisons que j’ai exposées sur ce forum le 19 octobre dernier. Depuis le renvoi de Barnavi, votre revue est la preuve vivante de l’acharnement de Barnavi contre Bibi. Ses propos sont indignes et ne peuvent que le déconsidérer aux yeux de ses très nombreux admirateurs.

    Pour terminer, je reviens sur ce que vous appelez ‘’ votre question que vous nous adressez sur un ton inquisitoire’’. Le 14/10/2019, vous avez publié sur ce forum le post suivant :

    Par Rédaction Regards - 14/10/2019 - 9:41
    Elie Barnavi a été ambassadeur d'Israël en France de 2000 à 2002, un mandat de deux ans visiblement pratiqué pour ce poste entre 1998 et 2002. Bien à vous.

    A vous lire, puisque le mandat de Barnavi n’a duré que 2 ans c’est que c’était la norme (visiblement pratiqué) pour ce poste. A aucun moment vous n’envisagez que le mandat ait été écourté (même pas par le non renouvellement de son mandat par Shimon Peres). Ai-je entendu le mot ‘’incohérence’’ ?

    Je comprends que vous défendiez un ami estimé et admiré par vous et tant d’autres, mais cette admiration ne devrait pas vous aveugler au point de publier des propos nauséabonds et vous devriez censurer les propos excessifs et injurieux qu’il tient quand il parle du Premier Ministre d’Israël. Sauf si vous aussi partagiez ces grossièretés !

    Pour ma part, j’ai reconnu des propos grossiers, mais uniquement car ils venaient en miroir a ceux de Barnavi. Vous auriez pu le préciser !

  • Par Helene - 5/12/2019 - 21:08

    Merci monsieur Douenias de remettre Son Excellence l ambassadeur Barnavi à sa place. Même si je suis une fidèle du CCLJ l honnêteté me force à reconnaître que les propos de Mr Barnavi sont totalement déplacés et lui font perdre toute crédibilité.
    Chabbat chalom et que la sérénité revienne sur ce forum
    Hélène

  • Par maurice e. - 6/12/2019 - 6:07

    Monsieur Douenias,

    1. Elie Barnavi a cessé ses fonctions d'ambassadeur à Paris en octobre 2002. A cette date, Shimon Peres était encore ministre des Affaires Etrangères et Bibi n'était pas encore en poste.
    Vous pouvez vérifier sur le site du ministère des Affaires Etrangères israélien.

    2. Je reconnais bien volontiers que pendant les années au cours desquelles Bibi a dirigé le gouvernement, Israel a connu un développement exceptionnel. Je pense que le travail intense et l'extraordinaire créativité des Israéliens y est sans doute aussi pour quelque chose.
    D'autre part, il est indéniable que Bibi est un homme ntelligent,diplômé des grandes universités américaines (notamment le prestigieux M.I.T.) et doté d'un sens de la communication hors du commun

    3..Ceci étant dit, il est aussi doté d'un ego surdimensionné, dépourvu de tout sens moral ,le conduisant à dire et faire n'importe quoi pour arriver et s'accrocher au pouvoir et à imaginer que le pays ne pourrait jamais se passer de lui.


    4. Et enfin (et pour moi c'est le plus grave), il partage une responsabilité indéniable dans l'incitation à la haine de Rabin ayant conduit à son assassinat.
    J'ai assisté personellement au cours de la campagne électorale de 1995 à une manifestation d'une foule appelant à la mort de Rabin (cercueil et portrait du premier ministre en uniforme SS a la clé) Non seulement, Bibi n'a pas protesté, mais il y a fait un discours.
    Aux funérailles de Rabin, sa veuve Lea a ostensiblement refusé d'accepter ses condoléances..

  • Par Giacomo Douenias - 6/12/2019 - 11:04

    A Maurice e.
    J’apprécie le fait que vous ayez entendu l’appel d’Helene pour plus de sérénité sur ce forum. Je m’efforcerai de m’y conformer aussi.

    Vous confirmez donc que Elie Barnavi a cessé ses fonctions alors que Shimon Peres Ministre des Affaires Etrangères? Rappelé par ce dernier ou démissionnaire ? Mon opinion est que Peres n’a pas pu le rappeler, même pour des ‘’raisons politiciennes’’. Un changement dans l’Administration n’entraine pas automatiquement le rappel d’un Ambassadeur, d’autant plus si celui-ci est de votre parti. Je pense que la nouvelle Administration lui a demande de démissionner, pour préserver sa dignité. Ou alors, il s’agissait d’une éviction brutale suite à une erreur, voir une faute qu’il aurait commise.

    Mais la question n’est pas là ! Nicolas termine son post en déclarant, je cite ‘’Je suis fier qu’Elie Barnavi tienne une rubrique dans Regards’’. Il a raison de l’être : Une carrière éblouissante, une chaire importante, de nombreux ouvrages, de nombreux prix reçus, plusieurs présidence de diverses Organisations et Instituts, et j’en passe ! Je l’ai admiré pour son intervention courageuse contre l’ESTABLISHMENT israélien et français lors de l’Affaire Mohamed Al-Durrha.

    Je suis bien présomptueux de m’attaquer à une telle personnalité ! Mais, voyez-vous, je ne peux admettre les écarts de langage qu’il se permet en parlant du Premier Ministre d’Israël. Comment en est-il arrive là ? Etre adversaire politique ne justifie pas de tels excès. Mais alors quoi ?

    Je terminerai par Bibi. Ego surdimensionné ? Surement, comme de nombreux hommes politiques, surtout ceux qui ont servi leur pays de très nombreuses années, avec des succès majeurs ! Mais je refuse de lui imputer, comme vous le faites, la tragédie Rabin. Si chaque discours politique devait se terminer par un assassinat……

  • Par Amos Zot - 7/12/2019 - 11:10

    Il y a très peu d'hommes d'Etat dans le monde; la grande majorité des pays n'en ont pas un seul, Israël a la chance d'en avoir un en la personne de Netanyahu. Malheureusement tous les nabots essentiellement de la politique et des médias se liguent contre lui en utilisant parfois des méthodes mafieuses ( chantage, torture,...) sans comprendre qu'ils nuisent encore plus à Israël. L'Histoire les jugera.