Du côté de la JJL

La JJL a décidé de "rencontrer", pour s'ouvrir

Mardi 3 octobre 2017 par Noah Gotlob, shaliah
Publié dans Regards n°869 (1009)

Du côté de la JJL, eh bien les activités ont repris en ce début d’année et il y régnait cette ambiance si particulière de premier samedi JJLien de retrouvailles entre copains qui ne se sont pas vus pendant de longues vacances. Le debriefing de Noah Gottlob, shaliah.

 

« Une grande famille », voilà ce qu’on a coutume de dire. D’ailleurs, les madrihim ont décidé de placer l’année sous le thème de « deuxième famille ».

Pour parler de mon expérience, la JJL a été véritablement une deuxième famille. Présente dans ma vie depuis mes 6 ans, quand j’apprenais à lire du lundi au vendredi, j’apprenais les chants et les idéaux JJLiens le samedi.

Mon premier samedi, j’ai reçu ma houltza le cœur battant. Toute neuve, trois fois ma taille, « Tu la garderas pendant des années », on m’avait dit. Véridique, j’ai toujours la même aujourd’hui.

Je me souviens, ce fameux samedi, m'être avancé à pas hésitants vers la Rotonde du CCLJ. Les baffles de la sono envoyaient des Rikoudeam (danses folkloriques) sur lesquels les madrihim dansaient et chantaient « JJL HAZAK, lalala lalala » à tue-tête en tapant dans les mains. Wouaw. Je regarde à gauche et vois tous ces grands, bien plus âgés que moi, qui se retrouvent, se racontent les derniers plotkes (ragots) et découvrent les nouveaux arrivants. A droite, une armada de petits, comme moi, qui admirent, ébahis, ce nouveau monde.

Le reste, c’est 17 années de JJL, chaque samedi, chaque vacance. Haver (animé), Madrih (animateur), Boger (ancien) et aujourd’hui Shaliah (responsable du mouvement). J’ai grandi avec ce mouvement et veille aujourd’hui à ce que de nouvelles générations grandissent avec lui.

JD (appelé aussi Sam, ou Samuel), aujourd’hui co-shaliah, lui, était venu comme spectateur à la messiba (spectacle annuel) pour voir des amis. Il ne se doutait bien sûr pas de l’impact qu’aurait ce spectacle sur lui. En applaudissant, il n’avait qu’une idée en tête : le samedi suivant, il le passerait à la JJL. Vous vous doutez de la suite ? Il a adoré.

Une différence subsiste tout de même entre notre mouvement et une « vraie » famille : à la JJL, qui veut en faire partie en fait partie (ou, pour en faire partie, il suffit de le vouloir). Il n’existe pas d’autre mode d’affiliation que celui de l’ouverture vers l’autre. L’acceptation d’autrui pure et simple, sans poser de question. Voilà ce qui nous définit.

Autre chose nous tient à cœur, autant que cette valeur d’ouverture « inconditionnelle », c’est la transmission de cette valeur. De génération en génération. Pour ce faire, nous mettons sur pieds cette année un projet de rencontres, d’accueil et de partage. L’idée est simple : faire que la JJL rencontre.

Rencontrer, cela signifie plein de choses. Rencontrer, cela signifie avant tout partager quelque chose, un moment, une discussion ; partager une vision - ou pas. Rencontrer, c’est aussi découvrir, tourné vers l’autre, ce qu’il veut bien nous faire voir de lui, de sa vie, de son histoire. Enfin, rencontrer, c’est aussi, bien sûr, se raconter - nous raconter. Dire qui nous sommes, nous, à la JJL. Ce que nous faisons, ce que nous vivons.

Tout ça, toutes ces manières de rencontrer, nous voulons les vivre et les faire vivre à nos jeunes. Nous voulons planter cette graine pour que des années encore, après son parcours à la JJL, le haver devenu madrih adopte un tel mode de rapport à l’autre ; un rapport basé sur l’interaction et l’intérêt porté à l’autre. A un niveau plus grand, ça donne le vivre-ensemble ; élément central à la JJL sur lequel on base notre fonctionnement quotidien. Vous voyez, tout se tient.

Concrètement, ça donne quoi un projet comme ça ? C’est simple, tout au long de l’année seront organisées des rencontres avec des jeunes ou des moins jeunes, d’autres cultures, religions, origines. Avec d’autres parcours, d’autres idées, d’autres modes de vie.

Une année JJL représente, en plus des samedis, un tyoul, trois mahanot (camps) et quatre séminaires. Autant d’occasions de transformer nos paroles en actes. D’incarner nos idéaux et nos valeurs. Autant d’occasions de vivre et de faire vivre de tels échanges, que les portes de la JJL et du CCLJ, suivant cette voie, s’ouvrent avec pour étendard ce projet qui représente le véritable challenge de cette année.


 
 

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http://www.respectzone.org/fr/
  • Par Marc michel - 13/10/2017 - 14:18

    Quelle belle ouverture d esprit
    Dommage que les autres comme hanoar ne fasse pas la même chose alors que chez eux un enfant s un couplé mixte est à peine toléré quand la porte ne lui est tout simplement pas fermée
    Si j avais su cela il y a quelques années mes enfants auraient été plus heureux
    Bon weekend

  • Par meir - 13/10/2017 - 16:45

    Bonjour,

    Je vous rappelle qu'il est communément admis qu'un shaliah est un envoyé d'Israël pour une mission particulière.

    Ici vous employez un terme à mauvais escient pour qualifier le responsable de votre mouvement de jeunesse.

    Mon neveu par alliance était, lorsqu'il était en Belgique, à l'école avec Noah à Bruxelles et je peux vous confirmer qu'il n'est absolument pas venu d'Israël pour exercer le job de responsable du mouvement. Pourquoi alors appeler shaliah quelqu'un qui ne l'est pas mais qui exerce sans nul doute parfaitement son travail et pas tout simplement "responsable" ou "dirigeant".

    Je pense que vous trompez les parents en agissant comme vous l'avez fait et que cela demande au minimum un mea culpa.

    Chabbat chalom

  • Par geraldine - 13/10/2017 - 17:13

    Bonjour Meir,
    la JJL a décidé effectivement de désigner son responsable par le mot 'shaliah', qu'il vienne ou non d'Israël, vocabulaire commun à l'ensemble des mouvements de jeunesse juifs réunis dans la Brith dont elle fait partie.
    Noah dont vous parlez est donc bien le shaliah de la JJL.
    Bien à vous
    La Rédaction

  • Par meir - 13/10/2017 - 21:42

    Chère Géraldine,

    Vos explications sont pour le moins farfelues et il n'y aura que vous pour être convaincue par ce que vous écrivez car non, Madame, vous ne pouvez pas appeler un "local" si compétent soit il un "sheliah". Un sheliah est un émissaire envoyé d'Israël pour remplir une mission. Les shelihim des autres mouvements viennent dans le but de favoriser la alyah des jeunes fréquentants les mouvements pour lesquels il sont venus.

    La JJL n'ayant pas cette même vocation et c'est bien entendu son droit le plus absolu que personne ne peut contester, Noah ne peut en aucun cas être le sheliah de la JJL. Tout au plus en est il le dirigeant responsable et je le remercie par la même occasion pour son dévouement envers la jeunesse. Puisque vous vous référez à la brith, permettez moi de relever que, à l'exception de la JJL, les autres sont des mouvements sionistes avec comme vocation de favoriser la alyah. Loin de moi de contester la place de la JJL au sein de cette Brith que cela soit bien compris.

    J'espère que vous publierez aussi cette mise au point et je suis curieux d'avoir l'avis des parents des enfants de la JJL au sujet de mon point de vue.

    Très cordialement

    Méïr

  • Par Weinblum - 15/10/2017 - 14:46

    Cher Meir,Je tiens à vous rassurer, il n'y a pas tromperie sur la "marchandise". Noah a grandi à la JJL et les parents savent très bien qu'il ne vient pas d'Israël. Ces dernières années, la JJL a eu en alternance des shlihim israéliens et belges.On pourrait en effet changer l'appellation quand c'est un belge, mais ça me paraît tout à fait anecdotique. Il n'y a non plus, aucune ambiguïté sur ce qu'est la JJL. Un mouvement sioniste qui ne promeut en effet pas l'allyah même si certains de ses anciens haverim sont partis vivre en Israël. On ne peut pas limiter aujourd'hui, le terme sionisme uniquement à une organisation promouvant l'allyah. C'est pourquoi la JJL fait partie de la Brith.Mikha

  • Par Marc michel - 16/10/2017 - 5:45

    Monsieur Weinblum
    Que vient donc faire la brith Mila dans la question posée par Meir ?
    M.M.

  • Par Pierre L. - 16/10/2017 - 9:09

    Cher Marc Michel,
    M. Weinblum parlait de la Brith Hirgunim HaHalutzim, plus communément appelée la Brith.
    Cette coupole réunit tous les mouvements de jeunesse juifs de Bruxelles.

    Pierre

  • Par marc michel - 16/10/2017 - 14:32

    Pour Pierre L.

    Merci de cette précision car je vous avoue ne pas avoir compris ce que faisait la brith mila dans son texte mais suite à votre remarque j'ai relu sa réponse et compris que Mikha (et non mila) était le prénom de Mr Weinblum. Je n'avais pas été attentif.

    Encore merci à vous

    M.M.