Reprise exceptionnelle!

Lundi 27 septembre 2004 par G. Kamps

 

Après avoir été cha-leureusement salués par la critique, la troupe du Théâtre du Possible, son conseiller artistique Be-noît Blampain et son metteur en scène, Christophe Haesevoets nous font l’honneur de revenir au Cclj pour une reprise exceptionnelle de Rêver peut-être. Ils profitent de l’occasion pour nous présenter la nouvelle saison qui promet déjà du beau monde. A ne manquer sous aucun prétexte. Premier Prix d’excellence avec mention du jury et Prix «Coup de cœur» du jury, la pièce de Jean-Claude Grumberg délicieusement remaniée par Christophe Haesevoets a décidément fait des ravages et elle ne devrait pas s’arrêter là, puisque pour la première fois au Cclj, elle sera reprise pour inaugurer en beauté la rentrée théâtrale. C’est aussi une première pour le Théâtre du Possible, se réjouit Benoît Blampain. A voir la salle comble de l’Espace Rabin l’an dernier, nous nous sommes dit que c’était nécessaire. Très nombreux ont en effet été les spectateurs à faire le déplacement, parfois deux fois pour revoir des détails qui leur auraient échappé, poursuit le metteur en scène. C’est un gros risque que nous prenons et nous espérons sincèrement que le public suivra. Rappelons qu’il s’agit d’une comédie loufoque et grinçante à la fois, à l’ambiance «toon» et aux personnages 1er degré, plutôt déjantés, ou l’histoire d’un acteur, Gérard B, qui se voit accuser de «mauvais» rêves. Une quinzaine de comédiens, un chœur de majorettes, le tout au milieu de décors sur roulettes (!), ne la ratez pas cette fois, et vous rêverez, on vous le garantit, du vendredi 1er au samedi 9 octobre prochain (relâche le lundi) dès 20 h 30. Une saison d’enfer C’est essentiellement de premières que se constituera la saison 2004-2005 du Théâtre du Possible. Tout d’abord avec cette création inédite du Mesureur, la compagnie de théâtre professionnelle dirigée par Benoît Blampain, avec la collaboration du Théâtre du Possible, selon les vœux du principal intéressé de rester en famille. Après l’humour de Rêver peut-être, on passe donc aux choses un peu plus sérieuses avec Le Portement de ma mère, 32 textes poétiques du romancier belge François Emmanuel qui seront joués par Julien Coene, seul en scène, du 23 au 27 novembre 2004. Un petit bijou, commente le directeur, tout en finesse et en émotions, sur le thème de la perte du cordon ombilical qui nous concerne tous à un moment de notre vie. Le film de Christophe Haesevoets, en début de spectacle, sera suivi d’une prise de parole, à la fois dite et dansée. Un rendez-vous étrange, en lien direct avec l’actualité de Benoît Blampain, qui achève son Festival du Théâtre au Vert (Silly) lors duquel ce même texte a fait l’objet d’une lecture. Christophe Haesevoets nous reviendra ensuite dans la mise en scène d’une pièce de Georges Perec, L’augmentation, qui se jouera au Cclj du 11 au 19 mars 2005. Plus connu comme romancier que comme auteur de pièces de théâtre -il n’en a écrit que deux-, Georges Perec excelle dans les contraintes qu’il s’impose lui-même, on se souvient de l’étonnante Disparition, sans lettre «e». C’est une anecdote qu’il raconte ici, la même anecdote, cinquante fois, une même phrase répétée sans jamais être la même, en passant du récit simple au plus abracadabrant. Un exercice périlleux pour les acteurs, sourit Benoît Blampain. Six personnes asexuées, aux doux prénoms d’«Alternative», «Proposition», «Hypothèse»… parlent, le reste, muet, s’exprime par le mime, avant que la Rougeole ne fasse son entrée… Nous assistons à un système théorique et mathématique qui nous emmène dans les labyrinthes propres à Perec, un exercice de style haut en couleurs, comme je les aime, s’amuse Christophe Haesevoets. Et pour clôturer l’année en feu d’artifice, le Théâtre du Possible a vu très grand. On parlait de première, Benoît Blampain a voulu frapper fort. Il réunira en effet le temps d’un week-end, les 28 et 29 mai 2005, son excellente troupe de comédiens amateurs et ses élèves de chant de Paris et Genève de l’école «Operalab» dirigée par Gilles Denizot. Les premiers travailleront sur la pièce française Le Réveillon de Meilhac et Halevy, les seconds interpréteront Fledermaus (La Chauve-souris) de Johann Strauss. La comédie débridée et surréaliste ayant servi de livret au compositeur pour écrire son opéra, les deux se rejoindront pour former ensemble un joyeux mélange où s’entremêleront une quarantaine d’acteurs et de chanteurs. On passera des scènes de théâtre jouées en français aux scènes d’opéra chantées en allemand!, assure Benoît Blampain, déjà impatient du résultat. On se réjouit nous aussi de voir ça! Rêver peut-être de Jean-Claude Grumberg - Mise en scène : Christophe Haesevoets Les vendredis 1er et 8 octobre à 21 h - Les mardis 5, mercredi 6, jeudi 7 et samedi 9 octobre à 20 h 30. Réservations au 02/534.02.70 ou [email protected]


 
 

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